Quels sont les circuits alternatifs à la Grande Distribution et comment s’y intégrer ?

Local, bio, équitable, éthique, solidaire… Un nouveau type de marché se développe en France et en Europe, suivant le rythme de la prise de conscience des citoyens face à la consommation et l’alimentation. Un nombre croissant de consommateurs souhaite en effet manger mieux et acheter plus responsable en choisissant les circuits alternatifs à la grande distribution. Selon une étude menée par Oney et OpinionWay en 2020, 90% des consommateurs européens se disent sensibles à la consommation raisonnée. Certains boycottent même régulièrement ou complètement les grandes et moyennes surfaces en faveur de circuits plus courts et/ou équitables. Cette même étude révèle en effet que près d’un consommateur sur deux déclare consommer plus local et se tourner davantage vers les produits bio, recyclables et/ou recyclés. Pour correspondre aux attentes de leurs clients, les marques ont alors tout intérêt à miser sur des concepts différents dans leur relation avec les producteurs et leur relation avec les consommateurs. Tour d’horizon des circuits alternatifs à la grande distribution et comment les intégrer.

Les circuits alternatifs à la grande distribution se développent de plus en plus

Partout en France et en Europe, les circuits alternatifs se développent et se font une place au côté des géants de la grande distribution. Biocoop est l’un des plus grands succès avec 80 ouvertures de magasins en 2021 qui viennent s’ajouter aux 750 points de ventes déjà présents sur le territoire. Mais la célèbre coopérative de magasins bio n’est pas la seule à vouloir conquérir le marché du bio et des circuits courts. Associations et magasins coopératifs, vente par correspondance, vente en ligne… autant de moyens différents pour fournir aux consommateurs des produits de qualité, souvent locaux, et constituer une alternative pertinente aux grandes surfaces commerciales.

Les AMAP : la solution pour permettre aux agriculteurs d’augmenter leurs marges

Les AMAP (Associations de Maintien d’une Agriculture Paysanne) sont des modèles de circuit court, au sein desquels des groupes de consommateurs et plusieurs producteurs se réunissent. Suivant le modèle d’un abonnement, chaque consommateur paie une cotisation hebdomadaire ou mensuelle en échange d’un panier de produits frais. Pour les consommateurs, le prix est un peu plus élevé qu’en grande distribution, mais reste avantageux. Les producteurs, eux, s’affranchissent des intermédiaires et augmentent donc leurs marges.

Les magasins coopératifs : quand les producteurs créent leurs propres supermarchés

Dans ce modèle, plusieurs marques se réunissent et ouvrent une boutique pour y proposer leurs produits frais et locaux directement à la vente, à l’image de Coop Paysanne en Nouvelle Aquitaine, ou encore de Couleurs Paysannes dans les Alpes de Haute Provence, qui font partie des 400 magasins de producteurs installés en France. Ces magasins coopératifs permettent aux producteurs d’augmenter leur visibilité et de maîtriser directement leur image. Cette coopération leur garantit aussi une mutualisation des frais liés à la gestion d’une boutique et par la même occasion de proposer des prix compétitifs aux consommateurs.

Les boutiques en ligne : la vente par correspondance comme alternative à la grande distribution

Certaines marques misent sur la vente en ligne de leurs produits via leur propre site internet. C’est le choix qu’a fait la Rue des Producteurs, propriétaire de trois points de vente mettant en avant les petits producteurs indépendants de la région lyonnaise et qui a choisi de compléter son offre en créant une boutique en ligne. A une plus grande échelle, Pourdebon est une place de marché qui propose une mise en relation des producteurs et artisans français avec des consommateurs sur tout le territoire national. Ces plateformes se positionnent ainsi en tant qu’intermédiaire unique entre les producteurs et les consommateurs. En intégrant ces sites de vente par correspondance, les marques bénéficient d’une meilleure gestion des commandes. Ces dernières sont réalisées à l’avance, les producteurs prévoient uniquement les quantités nécessaires et limitent ainsi le gaspillage alimentaire.

La vente directe sur les marchés ou sur le lieu de production : un moyen de renouer le lien avec les consommateurs

S’ils existent depuis toujours, les marchés de producteurs permettent d’échanger directement avec les consommateurs, de leur faire découvrir des produits et d’avoir un feedback instantané. Nombre de marques organisent aussi des ventes directes sur le lieu même de production. Ainsi, plus de 8 000 agriculteurs ont rejoint le réseau Bienvenue à la ferme, coordonné par le service des Chambres d’Agriculture France et qui propose des dégustations, des ventes et des journées découvertes au sein des exploitations. Cette alternative représente ainsi un bon moyen de rassurer les consommateurs sur les conditions de fabrication du produit.

Lire aussi : Origine des produits : comment renforcer la confiance des consommateurs ?

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Comment intégrer vos produits dans les circuits alternatifs à la grande distribution ?

A l’image des AMAP, des magasins coopératifs, des boutiques en ligne ou des réseaux de producteurs, la majorité des initiatives de circuits alternatifs sont collectives. En effet, c’est ensemble que les marques, les producteurs et les consommateurs doivent s’organiser. Ils peuvent aussi faire appel à des acteurs externes publics ou privés pour les assister sur les aspects techniques et financiers : demander des aides locales, intégrer des plateformes ou des réseaux…

Autre point crucial : l’information. Les marques doivent avoir la capacité de fournir aux consommateurs un maximum de données fiables et sécurisées concernant la chaîne d’approvisionnement et la conception du produit.

En effet, si les consommateurs se tournent davantage vers les circuits alternatifs à la grande distribution, c’est bien sûr pour soutenir les producteurs proches de chez eux. Mais c’est aussi une démarche personnelle visant à se conforter sur l’origine et la qualité des produits.

En ce sens, pour intégrer durablement les circuits alternatifs, les producteurs ont tout intérêt à rassurer au maximum les consommateurs sur la qualité de leurs produits. Pour cela, des outils tels que la blockchain permettent de connaître avec précision les acteurs et les étapes de la chaîne de production. Grâce à cette technologie, les informations récoltées sont immuables et très difficilement falsifiables et peuvent être restituées aux consommateurs via un QR code sur l’emballage, par exemple.

En tant qu’expert de la traçabilité et de la technologie blockchain, Crystalchain accompagne les entreprises dans la démonstration de la traçabilité de leurs produits. En scannant les QR codes apposés sur les emballages ou les étiquettes, les consommateurs peuvent accéder aux informations de traçabilité communiquées par les marques et par leurs fournisseurs. Ainsi, Crystalchain met en avant les arguments liés aux avantages produits : bio, locaux, originaux et traçables ! Un projet ? Une question ? Contactez-nous !