Collections éco-responsables : comment entraîner les consommateurs vers la slow fashion ?

La fast fashion est morte, vive la slow fashion !
Mouvement né au début des années 2000, la fast fashion n’a eu de cesse de repousser les limites de la production textile. Certaines grandes enseignes produisaient jusqu’à 24 collections par an. Selon l’ADEME, si les tendances de consommation actuelles se poursuivent, le secteur textile émettra jusqu’à 26 % des émissions globales à effet de serre en 2050 alors qu’il en émet actuellement 2 % . ! De son côté, le cabinet d’étude McKinsey estime que l’industrie textile produit près de 40 millions de tonnes de déchets textiles par an. La fast fashion est également pointée du doigt par les défenseurs des droits de l’Homme. Dernièrement, la justice française a mis en lumière des entreprises de prêt-à-porter soupçonnées d’exploiter des membres de la communauté Ouïghour. Une succession de scandales qui incitent les consommateurs, mais aussi les acteurs du secteur, à revoir leura consommation ou /production de vêtements – au même titre que la consommation alimentaire – et à basculer vers la tendance inverse : la slow fashion.

Décarbonation : la neutralité carbone, encore un mirage ?

La décarbonation est LE sujet du moment. Difficile de passer à côté tant les grandes entreprises et les pouvoirs publics communiquent dessus. La publication du dernier rapport du GIEC, fin février, ne laisse pas de place au doute : nous avons 3 ans pour plafonner l’ensemble des émissions de GES (gaz à effet de serre) du monde pour éviter un avenir irréversiblement invivable. Cette nouvelle catastrophique a accéléré l’intérêt et la demande pour la décarbonation, mais quelle définition peut-on lui donner ? Comment est-elle mise en place concrètement par les entreprises ?